Santa Maria in Aracoeli

L’église au sommet de l’escalier en marbre

Sur la colline du Capitole, l’église Santa Maria in Aracoeli fut construite principalement au XIIIe à l’emplacement de l’ancien temple de Junon Moneta. La légende prétend que c’est ici que la Sibylle de Tibur aurait prédit à l’Empereur Auguste la venue du fils de Dieu, le Christ, avec ces mots “Haec est ara filii Dei”, d’où est issu son nom d’Ara Coeli.

Un sanctuaire aurait été présent au IVe siècle, sur les fondation du temple. Il est plus certain qu’une église byzantine existait au VIe siècle, devenue une abbaye bénédictine vers l’an 1000.
En 1250, Innocent IV la confia aux frères mineurs (franciscains), qui y sont toujours. Ceux-ci entamèrent une reconstruction en style roman gothique. On remarquera sa façade de briques nues, probablement jamais terminée.
Elle servit de rassemblement du conseil communal au moyen-âge.

Un très bel escalier du XIVe siècle doté de 124 marches en marbre blanc, mène à l’église. Il fut réalisé après la peste de 1348, inauguré par Cola di Rienzo, tribun lors d’une période de la République de Rome. Celui-ci fut exécuté ici, près de la statue qui commémore sa mémoire.

La façade inachevée était auparavant décorée de mosaïques et de fresques. Il n’en reste que la mosaïque du tympan au dessus de la porte. La fenêtre gothique est le seul élément de ce style de l’église.
Il existe toujours l’ancienne entrée de l’église, antérieure au XIIIe siècle, qui est tournée vers le Capitole.

Visite de l’intérieur

vie de saint bernardin - pinturicchio

Fresques sur la vie de Saint Bernardin, Pinturicchio

L’intérieur avec ses trois nefs remonte essentiellement au XIIIe siècle avec de nombreux embellissements du XVIe. Il conserve notamment une fresque du Pinturicchio sur la vie de Saint Bernardin de Sienne.
Les 22 colonnes antiques hétérogènes séparant les nefs proviennent du Forum et du Palatin.

Le pavement au sol est remarquable, en marqueterie cosmatesque, réalisé par les Cosma au XIIIe, une corporation de marbriers qui exerçait depuis le XIIe une technique particulière, consistant en l’incrustation de petits morceaux géométriques de marbre coloré.

Le plafond à caissons, œuvre de Flaminio Boulanger, fut offert par Marcantonio Colonna. Il évoque la victoire navale de Venise sur les Turcs à Lepanto en 1571, étant décoré de symboles de batailles navales.

Dans la chapelle Bufalini, la première à droite, le cycle de fresques du Pinturicchio réalisé en 1485 illustre la vie de Saint Bernardin de Sienne (1380-1444).
Bufalini commanda cette chapelle pour célébrer la paix entre sa famille et les Baglioni de Pérouse. Elle conserve aussi un beau sol cosmatesque.

Dans une chapelle, on remarquera la copie d’une célèbre statue en bois d’un Enfant Jésus (santissimo Bambino) qui fut volée en 1994, et qui aurait été sculpté dans le bois d’un olivier du jardin de Gethsémani à Jérusalem.

Le maître-autel accueille une icône byzantine de la Madone des X–XIe siècles.

Citons d’autres œuvres remarquables parmi les nombreux trésors qui sont conservés dans l’église, comme une Transfiguration peinte sur bois par Girolamo Siciolante da Sermoneta,
Près de l’entrée, la pierre tombale de Giovanni Crivelli a été sculptée par Donatello en 1433, et sur la contre-façade le monument funéraire du cardinal Ludovico d’Albret est une œuvre d’Andrea Bregno de 1465.
Dans une chapelle de la nef droite, est conservé le tombeau de Cecchino Bracci, conçu par son ami Michel-Ange.
Dans le transept, une Madone et un monument funéraire sont d’Arnolfo di Cambio.
Mentionnons que sont conservés dans le petit temple du transept les reliques de Sainte Hélène, la mère de Constantin.
L’église conserve aussi les tombes du pape Honorius IV (XIIIe) et de la reine Catherine de Bosnie (XVe).
Contre une colonne, un autel avec la Vierge à l’enfant est désigné comme la Madonna del Rifugio (de l’école de Viterbe du XVe siècle).
Derrière les dernières colonnes de la nef, deux beaux pupitres cosmatesques du début du XIIIe siècle, sont attribués à Cosmati Lorenzo di Cosma et à son fils Jacopo.
Giovanni di Cosma réalisa la tombe du cardinal d’Acquasparta, dans le transept.
D’autres œuvres remarquables ont été produites par Pietro Cavallini (fresque de la Madone à l’enfant entre les saints), Benozzo Gozzoli, de Giulio Romano et bien d’autres.

Galerie photos

santa maria in aracoeliLa façade de Santa Maria in Aracoeli en briques nues et son escalier de marbre construit en 1348 pour marquer la fin de la peste.

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Santa Maria in AracoeliSanta Maria in AracoeliSanta Maria in AracoeliSanta Maria in Aracoeli

intérieur santa maria in aracoeliL’intérieur du XVIe

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Fresques du Pinturicchio sur la vie de Saint Bernardin de Sienne (XVIe), dans la chapelle Bufalini

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Santa Maria in Aracoeli dans l'art

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Carte et adresse

Adresse : Scala dell'Arce Capitolina, 12, 00186 Roma RM, Italie


Visites et informations

Basilica di Santa Maria in Aracoeli
Scala dell’Arce Capitolina, 14
Horaires habituels
De mai à septembre, de 9h00 à 18h30
D’octobre à avril, de 9h30 à 17h30

Sources et liens pour en savoir plus