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Fontaine des Putti ou du Biscione

Le parc de la Villa Sciarra s’étend sur les pentes du Janicule, entre les murs du Janicule, la via Calendrelli et la via Dandolo, sur un peu moins d’un hectare. Il conserve une grande variété de plantes méditerranéennes et exotiques, dont palmiers, ginko biloba et cèdres. De nombreuses sculptures particulières l’agrémentent, avec un ensemble de statues et de fontaines du XVIIIe siècle issues du Palais Visconti de Brignano d’Adda en Lombardie.
Au 47 de la Via Dandolo, il y a l’entrée d’un ancien sanctuaire syriaque.

Visite, sculptures et fontaines

Les œuvres sculpturales du parc rentrent dans la thématique sylvestre liée à la représentation du dieu Pan, avec les haies taillées sous forme d’objets et d’animaux.
Citons les œuvres les plus remarquables : la volière en fer où auparavant vivaient les paons ; un petit temple circulaire ; la fontaine des Satyres (où l’on reconnaît le Biscione, le symbole des Visconti avec le serpent qui avale un homme) ; la fontaine de Diane et Endymion avec un groupe sculptural ; la fontaine du Belvédère ; l’Esedra Arborea, avec des niches dans la haie qui accueillent des statues de style fantastique représentant les douze mois de l’année ; le lac aux Tortues où vivent des tortues ; la fontaine aux Escargots ; et sur l’esplanade face au casino la fontaine des Sphinx qui représente quatre péchés capitaux (colère, avarice, luxure et gourmandise) et la fontaine des Putti où est sculpté le Biscione des Visconti.

Le Casino Barberini est l’édifice principal, aujourd’hui siège de l’Institut Italien d’Études Germaniques. En façade, les trois arches fermées étaient autrefois ouvertes sur le porche, donnant derrière sur une cour qui a été transformée en bibliothèque. La terrasse est surmontée d’une tour panoramique et 5 sculptures, dont les 4 continents.
Derrière le palais, la Montagnola a dans une enceinte de lauriers une petite fontaine et un siège en marbre semi-circulaire.

Le sanctuaire syriaque

Le sanctuaire consacré aux divinités syriaques qui fut révélé en 1906 lors des travaux de construction de la maison du gardien.
Des inscriptions témoignent de l’existence d’un sanctuaire depuis le Ier siècle de notre ère, et le temple fut reconstruit par Marcus Antonius Gaionas, un riche marchand syrien au IVe siècle après J.-C.
Il se compose de trois parties, avec deux ensembles de pièces variées séparés par une grande cour centrale où donnait l’entrée principale côté sud.
Dans l’édifice absidial côté ouest se trouvait un autel triangulaire et l’abside accueillait probablement la principale statue dans une niche, qui représente le dieu principal de la triade d’Héliopolis, Hadad (Jupiter), assis sur un trône, qui a été retrouvée dans la cour. Deux autres niches devaient abriter les deux autres divinités orientales : Atargatis (la Syria des romains), et Simios (correspondant à Mercure).
Dans la partie orientale, deux portes de la cour donnaient sur des salles en forme de pentagone ayant un accès à la salle octogonale avec une abside, où fut trouvé ici des coquilles d’œufs et une statuette de bronze haute de 50 cm qui représente un homme enroulé d’une queue de serpent, peut-être Adonis, le dieu qui meurt et renaît, symbolisant la succession des saisons et le renouvellement de la vie. Il y avait un rite de l’enterrement du dieu Adonis qui mourait chaque année pour revenir à une nouvelle vie à travers les sept sphères célestes symbolisées par les sept spires du serpent qui l’enroulent.
Une statue d’Osiris représenté en pharaon, une de bacchus et d’autres ont aussi été trouvées dans cette zone.

Histoire des lieux

Dans l’Antiquité, la zone du parc correspondant à une partie du bois sacré de la déesse Furrina, où, en 121 av. J.-C., Caius Gracchus – tribun important de l’époque longtemps soutenu par la plèbe et auquel le sénat s’opposa farouchement (lire Caius Gracchus sur Wikipédia) – et son esclave furent retrouvés morts, alors qu’il fuyait après un senatus consultum ultimum, décret ultime du sénat autorisant l’élimination de Gracchus par tous les moyens.
Cette zone fut plus tard une partie des Horti Caesaris, d’immenses jardins où Jules César aurait accueilli Cléopâtre pendant son séjour à Rome.

Au XVe siècle un premier bâtiment fut construit sur ce terrain où s’étendait un vignoble appartenant à l’église de Santa Maria ad martyres. Puis un petit palais fut construit en 1575 quand le terrain devint la propriété de Monseigneur Innocenzo Malvasia. Après la construction des murs du Janicule, il fut acheté en 1653 par Antonio Barberini qui le restructura. Au XVIIIe la propriété passa à Cornelia Costanza Barberini qui se maria avec Giulio Cesare Colonna di Sciarra.
Au XIXe siècle, le parc fut étendu jusqu’aux anciens murs d’Aurélien.
Il fut le théâtre en 1849 des combats entre les troupes de la République romaine dirigées par Giuseppe Garibaldi et les troupes françaises dirigées par le général Oudinot (voir histoire de la Villa Pamphilj).
La villa fut démantelée après 1889 quand le prince Maffeo II Sciarra dut la céder à cause de déboires financiers. Une partie fut achetée en 1902 par George Wurts et sa très riche épouse Henrietta Tower.
Ils rénovèrent entièrement le palais en style néo-renaissance et redessinèrent le jardin, avec les statues et fontaines du XVIIIe siècle issues du Château des Visconti de Brignano en Lombardie qui tombait en ruine et fut vendu aux enchères en 1898. Ils plantèrent aussi des plantes rares et exotiques, de palmiers, de ginko biloba, de cèdres, et y élevèrent même des paons.
Deux ans après le décès de George Wurts en 1928, sa femme donna la villa à l’État italien à la condition de la destiner à un parc public.
Le bâtiment accueille désormais le siège de l’Institut italien d’études germaniques.

Carte et adresse

Adresse : V.le delle Mura Gianicolensi, 11, 00153 Roma
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Informations

Villa Sciarra
Viale delle Mura Gianicolensi, 11, 00153 Roma

Horaire de la Villa Sciarra

  • Ouvert de l’aube au coucher du soleil

Sources et liens pour en savoir plus :

Sanctuaire syriaque
Via Dandolo, 47, 00153 Roma

Visites

  • Sur rendez-vous

Sources et liens pour en savoir plus :